Silence

Déroulons la suite de la pellicule exhumée du frigo. L’avantage des reflex bi-objectif, c’est leur silence au déclenchement de part leur obturateur central et l’absence de miroir à relever. Dans l’ambiance studieuse de la salle de lecture de la bibliothèque patrimoniale, personne ne vous entend shooter.

Yashica 12 – Fuji Pro 400H


Numérique ou papier

Passage par la photo de rue en version 6×6. Comme ça, un coup nostalgie, une envie d’écouler les vieilles pellicules traînant dans le frigo depuis des années. L’envie aussi de ressortir le vieux reflex bi-objectif et de baisser la tête sur son dépoli.

Yashica 12 – Fuji Pro 400H

Faux Polaroid

Petite expérimentation qui risque de me remettre sur la piste du bon vieux noir et blanc de chez Ilford et Kodak. J’ai exhumé des films moyen format d’il y a quelques années pour voir comment ils s’en sortaient en tirage contact au cyanotype. Et bien avec un papier au grain plus fin, un découpage du papier façon Polaroid, ça donne un mini tirage assez sympathique. Je sens que je vais recommander de la HP5 en format 120 et tenter de les développer au caffenol…

Yashica 12 – Ilford HP5+
Tirage cyanotype + virage au café


Am Main

En balade sur le marché de noël de Francfort, un trou béant entre deux immeubles, des étincelles et une fenêtre de visée au dessus des barricades.

Canon 6D + 50mm f/1.4


Sur les berges

Non rencontre géométrique.

Canon 6D + 50mm f/1.4


Canopée

Sous le ciel des nouvelles halles.

Canon 6D + 50mm f/1.4


La chance du débutant

Avec le recul, je constate que j’ai souvent la chance du débutant. C’est vrai pour la plupart des procédés que j’expérimente, il est très fréquent que mon premier essai soit bon. Pas parfait, mais bon. Assez bon en tout cas pour me donner envie de persévérer et d’améliorer la technique. Evidemment, en toute logique, ayant eu de la chance au premier essai, mes travaux d’amélioration sont souvent décevants. Je me rends compte que j’ai bénéficié d’une combinaison heureuse entre le sujet, son éclairage, le développement du négatif et le tirage. Puis, dès que je commence à modifier les paramètres pour améliorer le résultat, je réalise qu’en fait je ne les maîtrise pas. Pire, les résultats se dégradent. Je fais bouger les curseurs dans le mauvais sens, ou je modifie des paramètres qui me paraissent sans importance mais dont je découvre l’impact critique. C’est le processus normal de l’apprentissage, de l’acquisition de l’expertise. Mais comme j’ai tendance à m’emballer au premier résultat probant, j’accuse le contrecoup, c’est une phase difficile à passer. Avec l’habitude je parviens mieux à garder la motivation, je note tout ce que je modifier dans mon cahier et je persévère. Je crois avoir dépassé cette phase pour ce qui concerne la technique que je travaille. C’est encore perfectible, et j’ai un nombre considérable d’autres tests à réaliser, mais je viens enfin d’obtenir un résultat meilleur que mon premier essai après 2 échecs. Ça parait peu, deux échecs, mais vu le travail que demande cette technique et sa dépendance aux paramètres météorologiques pour les essais, cela prend un temps considérable. Voici donc la fontaine de la place Darcy, avec un meilleur modelé, mais toujours ce côté heurté des contrastes propres aux cyanotypes.

Appareil sténopé 18×24 cm
Sténopé 0,52 mm
20 minutes d’exposition
Plaque de verre au gélatino bromure d’argent
Tirage cyanotype


Radici

Quelques racines aériennes aux formes étranges au bord du lac Iséo. Ajoutons-y du flou, du flare, des traces de caffenol, des piqûres de moustiques et le compte est bon.


Chambre FKD 13×18 cm
Leimeyr 240 mm @ f/4.5 5 secondes
Papier Foma RC
Développement au Caffenol CM appliqué au pinceau