12.12.2009
tout le reste

Prémices


Cabine – Campagne écossaise (2004)

On dit parfois que les écrivains écrivent toujours le même livre, que les photographes prennent toujours la même photo. Je crains que ce ne soit vrai pour moi. J’ai lu quelque part que les premiers émois artistiques, ceux qui nous ont amené à pratiquer un art, ces prémices, restent profondément ancrés en nous, comme un fil conducteur dont on ne s’éloignera que rarement.

La photo ci-dessus en est l’illustration parfaite. Elle s’insèrerait aisément dans ma série photoblog. Pourtant elle date de plus de 5 ans, et a été prise avec un Konica Top’S. A cette époque je ne faisais pas “de la photo”. Je ne savais pas du tout ce que voulaient dire les 200 ISO de la pellicule de mon appareil, mais un premier déclic c’était produit. Pour la première fois j’avais l’envie de rendre les sensations visuelles qui m’entouraient. j’avais l’envie de faire des photos pour faire joli et pas forcément pour faire des souvenirs. Ma sensibilité n’a finalement pas changé jusqu’à aujourd’hui. Suite à ce voyage dans le Yorkshire et en Ecosse, j’ai emprunté le Canon FT QL de mon père, avec le 50mm et j’ai fait ma premières pellicule noir et blanc. Ma première pellicule de photos “pour rien”, sans souvenir particulier à immortaliser, juste des photos de Dijon et des alentours, à l’instinct. Quand je reprend les photos de cette première péloche (une ilford HP5+), il n’y en a pas dont j’ai honte aujourd’hui, je n’ai pas franchement évolué, je me suis amélioré, mais mon regard n’a pas vraiment changé.

Et vous ? Qu’est-ce qui vous amené pour la première fois à la photo ? à la musique ? à ce que vous faites par passion ?

3 commentaires

  1. Xix Xix  
    17 décembre 2009 à 0:00
    répondre

  2. Je pense que c’est vrai, qu’on est voué à “tourner autour du pot” avec sa passion. Mais pour moi, ce n’est pas forcément une question de retour à un “émoi artistique” primitif. C’est plutôt une question d’incompréhension : au bout du compte, il y a une chose qu’on cherche à comprendre, une chose sur laquelle on bute éternellement, une chose à laquelle on essaie de toucher sans jamais y parvenir. Et chaque “oeuvre” est donc une tentative recommencée d’y parvenir. Ca parait assez logique, finalement, qu’au bout d’un moment, on réduise le mystère de la vie, de notre vie, à une ultime question, et que cette question se refuse à nous jusqu’à la fin…
    http://unoeil.wordpress.com


  3. VincentVincent  
    17 décembre 2009 à 14:14
    répondre

  4. Merci Xix,
    Point de vue intéressant, c’est juste que je ne vois pas ce que je cherche à comprendre. Mais peut être est-ce justement pour ça que je tourne autour…
    J’aime beaucoup le distinguo “mystère de la vie” / “mystère de notre vie”, tout est là !
    Toujours un plaisir de te lire, ici et ailleurs.
    A bientôt


  5. Xix Xix  
    17 décembre 2009 à 16:16
    répondre

  6. Eh oui, moi non plus je ne sais pas ce que je cherche, mais si je regarde ce que je produis, il est clair que je reviens volontairement ou involontairement à une sorte de thème, toujours le même (que je serais pourtant incapable de nommer ou de définir).
    D’ailleurs, observe le lapsus de mon 1er message : ce n’est pas la réponse qui se refuse à nous, mais bien la question elle-même !


Laisser un commentaire

 Name

 Mail

 Home

[Name and Mail is required. Mail won't be published.]