24.01.2010
tout le reste

Légende personnelle


Je n’ai pas lu Paolo Coelho, mais je connais son principe de la légende personnelle qui dit que chacun serait sur terre pour faire une chose précise de sa vie… Mais n’ayant pas lu l’Alchimiste, voici ce qu’en a dit Coelho dans une interview :

“Si vous écoutez votre cœur, vous savez précisément ce que vous avez à faire sur terre. Enfant, nous avons tous su. Mais parce que nous avons peur d’être désappointé, peur de ne pas réussir à réaliser notre rêve, nous n’écoutons plus notre cœur. Ceci dit, il est normal de nous éloigner à un moment ou à un autre de notre Légende Personnelle. Ce n’est pas grave car, à plusieurs reprises, la vie nous donne la possibilité de recoller à cette trajectoire idéale.”

Bon, admettons, et prenons cela comme hypothèse…

Au collège, quand on remplissait une petite fiche en début d’année pour que le professeur nous connaisse, il y avait toujours la fameuse question : que voulez-vous faire plus tard ? D’après la théorie de Coelho, nous avons tous écrit notre légende personnelle sur ces petits bouts de papier, ces quarts de feuilles perforées à grands carreaux. Pour ma part je répondais toujours… (roulement de tambour)… dessinateur. Alors me serais-je gouré ? C’est vrai qu’à cette époque – et encore longtemps après – je gribouillais énormément, ceux qui suivent egocyte depuis ses débuts le savent.

Cette idée m’a frappé il y a quelques jours en lisant cette interview de Coelho et du coup le dessin est revenu s’immiscer dans mon petit cerveau. D’autant qu’il y a une chose remarquable et sans doute significative : il y a peu de personnages dans mes photos, mais quand je dessinais, c’était presque exlusivement des visages. Y a-t-il quelque chose à comprendre ? Toujours est-il que ça m’a donné envie de dessiner mes photos, avec le premier essai ci-dessus. C’est mon premier dessin depuis 2005, peut être pas le dernier si le courage et l’envie reviennent.

10 commentaires

  1. Xix Xix  
    27 janvier 2010 à 13:13
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  2. Question intéressante. Je ne me souviens pas d’un moment où je savais précisément ce pour quoi j’étais fait… Enfant, je dessinais beaucoup moi aussi mais je ne me suis pas dit “je serai dessinateur” (seulement “j’aime bien dessiner” !). Ce n’est qu’à l’âge où il faut choisir son orientation dans les études, où l’on est un peu forcé de le faire que je me suis posé la question. Et là encore, la “carrière” ne m’a pas attiré, pensant que ça gacherait le plaisir de faire de son loisir un travail, qu’il valait mieux avoir un “vrai” métier sans implication affective, à côté de son loisir. Mais peut-être justement que ce sont là des excuses qu’on se donne pour fuir son rêve…

    Pourtant j’aime bien l’idée qu’on soit venu au monde pour une chose précise. Je l’ai trouvée récemment dans un journal d’écrivain (Léon Bloy) qui disait “le pire péché n’est pas de commettre un crime mais de ne pas avoir fait tout le bien qu’on pouvait”. Le “bien” au sens de “ce pour quoi on est venu sur terre”. Ainsi, chacun a un don pour quelque chose et celui qui consacre sa vie à faire autre chose commet un péché au regard de “Dieu” ! Ceci dit, est-ce que ce n’est pas a posteriori que la “légende personnelle” peut se révéler ?

    Bonne idée, en tout cas, de dessiner tes photos. Même si l’exercice n’est pas évident : une bonne photo n’est pas forcément un beau tableau (ou un beau dessin), quelle que soit la réussite de l’exécution !


  3. VincentVincent  
    28 janvier 2010 à 9:09
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  4. Questions pertinentes car il y en a plusieurs : a-t-on vraiment une légende personnelle ? Quand se révèle-t-elle ? Dois-je en faire un métier ? Cette dernière question est la plus troublante. Est-ce parce qu’on aime bien faire quelque chose que l’on doit en vivre ? Est ce qu’on ne risque pas de s’en dégouter à essayer de le rendre lucratif, à faire des concessions pour rentabiliser l’activité ? Mais finalement on peut sans doute réaliser sa légende personnelle sans la transformer en une carrière, il suffit peut être de lui dégager suffisamment de temps : écrire la nuit, faire du bénévolat le week end, travailler à mi-temps…


  5. 28 janvier 2010 à 19:19
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  6. c génial ! tu as dessiné ma petite légende personnelle, for……mi…..dable…….
    très réussi…
    merci et encore bravo.
    gros bisous


  7. VincentVincent  
    28 janvier 2010 à 20:20
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  8. Merci merci ! Content que ça te plaise. Déjà c’est que tu l’as reconnu, c’est plutôt bon signe.


  9. Xix Xix  
    29 janvier 2010 à 10:10
    répondre

  10. Je te retrouverai un passage de Schopenhauer, qui dit justement qu’il ne faut pas “prostituer sa muse”, c’est-à-dire vivre de son art, sans quoi on est forcément amené à le corrompre et à le rabaisser (ex : l’écrivain qui vit de sa plume écrit le ou les livres de trop, tout simplement parce que c’est ce qui le nourrit !). D’après Schopi, si les penseurs de l’Antiquité n’ont pas laissé de livres médiocres, c’est qu’ils avaient un autre métier à côté et que l’écriture alors, ne pouvait consituer une carrière !


  11. VincentVincent  
    29 janvier 2010 à 19:19
    répondre

  12. Je ne savais pas que tu étais intime avec Schopi, pour moi c’est surtout un supermarché de proximité.
    Plus sérieusement, je veux bien le passage si tu le retrouve, et ça me semble assez vrai, mais surtout si on prend une légende personnelle qui consiste à créer une “œuvre”. Sinon si il s’agit par exemple d’aider les autres, cela peut vouloir dire être infirmier ou assistante sociale.
    Mais dans le premier cas, je suis très quotidiennement conscient de ça.


  13. Xix Xix  
    3 février 2010 à 0:00
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  14. “Un homme qui entreprend de vivre de la faveur de ses dons poétiques m’apparait jusqu’à un certain point comme une fille qui vit de ses charmes. Tous deux profanent, en vue d’un vilain gain, ce qui devrait être la libre manifestation de leur âme. (…) Ne dégradez pas votre muse au rang d’une catin : les dons poétiques, en effet, appartiennent aux jours feriés de la vie. (…) Si nous avons des esprits dont les écrits traversent les siècles avec l’éclat toujours brillant de la jeunesse, cela provient en grande partie de ce que chez les Anciens, la composition d’un livre n’était pas une occupation mercenaire : cela explique qu’à côté de leurs bons ouvrages, ils n’en ont pas laissé de mauvais : parce qu’ils n’ont pas porté le flegme de leur esprit au marché pour en tirer de l’argent quand celui-ci s’était évaporé.”

    Oui, Schopenhauer est méchant !


    [...] y a quelques temps j’écrivais cet article sur la légende personnelle et mon attrait passé pour le dessin, rêve d’enfant ayant [...]


  15. TomTom  
    7 septembre 2015 à 12:12
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  16. J’ai connu plusieurs personnes qui ont réalisé leur légendes personnelles , en ont fait carrière et sont aujourd’hui populaires…Coelho, lui-même vit de sa plume, comme quelques autres, dont des prix Nobel, notamment. Je ne pense pas qu’ils en souffrent au point de ne plus en dormir. Je ne vois pas par ailleurs pourquoi un homme politique pourrait faire carrière et un peintre, non et en quoi cela serait toujours un mal ou un tort. Etre professionnel, c’est aussi une garantie et vivre de sa légende peut être extrêmement gratifiant. A la fin du livre, le berger trouve son trésor qu’il cherchait et dont il ne s’est jamais détourné…


  17. 4 juin 2016 à 16:16
    répondre

  18. Ne prenez pas vos speculations et reponses negatives comme reflet du reel. Car la suite vous ne la savez pas. Il n’y a pas forcement de prise de risque dans la realisation de sa legende personnelle. Juste de la patience, de la concentration et un plan qui jour apres jour deploiera ses strategies.


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