tout le reste

Ce bon Philippe


Si vous aimez discuter avec des inconnus et faire des rencontres intéressantes, prendre des photos avec une boite en bois fabriquée à la main fonctionne assez bien. Un quart d’heure de discussion avec un touriste hollandais curieux pendant et après cette prise de vue. On a parlé de Nièpce, de sa vie et de la première photo, de Daguerre et du daguerréotype, du développement noir et blanc et couleur, de Rolleiflex, de musées photo, d’appareils hybrides numériques. Ceci en anglais avec nos accents pourris respectifs. Ce bon Philippe a tout entendu, mais je ne sais pas s’il a tout compris…

Appareil sténopé 18×24 cm
Sténopé 0,52 mm
1 minute d’exposition
Papier Foma RC développé au caffenol

Le cri / paréidolie


Des sorties avec la boite depuis laquelle je vois le monde, quelques respirations et des lumières rasantes, peu d’inspiration et des images rasantes, après inspection, peut-être y trouver un sens.

Appareil sténopé 18×24 cm
Sténopé 0,52 mm
4 minutes d’exposition
Papier Foma RC développé au caffenol

Les voies


Sortir avec ma boîte en bois m’a donné envie de sténoper à nouveau, en essayant un nouveau papier.
On se demande un peu quel est le sujet et l’exposition reste à ajuster, to be continued.

Appareil sténopé 18×24 cm
Sténopé 0,52 mm
3 minutes d’exposition
Papier Foma RC développé au caffenol

Portrait insoluble

Patrick m’a fait le plaisir de passer au studio à l’occasion d’un passage à Dijon.
J’avais préparé des plaques pour faire des ambrotypes au gélatino bromure (qui donnent des images positives sur plaque). À mon grand dam, et sans que je comprenne pourquoi (d’où le titre insoluble), l’effet positif ne fonctionne pas sur ces plaques. Je me suis donc rabattu sur leur utilisation en mode négatif, ça marche aussi…

Chambre FKD 13×18 cm
Leimeyr 240 mm @ f/4.5
Tubes fluorescents lumière du jour
6 secondes d’exposition
Plaque de verre au gélatino bromure d’argent

Seeing the world from inside a box

Du portrait allégorique et syncrétique à base de chambre russe, de sténopé et de café.
A priori il ne manque rien.

Chambre FKD 13×18 cm
Leimeyr 240 mm @ f/4.5 – 1 flash Elinchrom 600J
Papier Foma RC
Développement au Caffenol CM appliqué au pinceau

Faux Polaroid

Petite expérimentation qui risque de me remettre sur la piste du bon vieux noir et blanc de chez Ilford et Kodak. J’ai exhumé des films moyen format d’il y a quelques années pour voir comment ils s’en sortaient en tirage contact au cyanotype. Et bien avec un papier au grain plus fin, un découpage du papier façon Polaroid, ça donne un mini tirage assez sympathique. Je sens que je vais recommander de la HP5 en format 120 et tenter de les développer au caffenol…

Yashica 12 – Ilford HP5+
Tirage cyanotype + virage au café

Pierre blanche

Un jour à marquer d’une pierre blanche dans l’agenda de ma photographie artisanale. Il reste à améliorer le négatif pour des images plus modelées au tirage, mais – joie  – cela fonctionne, et pas si mal pour un premier test.

Appareil sténopé 18×24 cm
Sténopé 0,44 mm
10 minutes d’exposition
Plaque de verre au gélatino bromure d’argent
Tirage cyanotype

Transept sud

L’argent du beurre, sans faire le beurre.
On connait tous le dicton : vouloir le beurre et l’argent du beurre, ainsi que ses variantes incluant la crémière. Mais on oublie souvent ce qui précède, à savoir la fabrication du beurre. Vouloir le beurre et l’argent du beurre est une problématique de commerçant. L’ouvrier n’est pas concerné : il a d’abord le beurre à baratter. J’ai l’impression que la plupart du temps, ce n’est pas tant qu’on voudrait le beurre et l’argent du beurre. D’ailleurs, que ferait-on de tout ce beurre ? Il n’y a plus de place dans le frigo, et il faut éviter de manger trop gras, trop salé, trop sucré. Non, on ne voudrait pas les deux : on voudrait juste l’argent du beurre, mais sans avoir à faire le beurre. Le patron de la crèmerie y arrive assez bien. Mais si l’on n’est pas patron, il faut bien mettre la main à la pâte, ou dans la crème pour ce qui nous concerne. Déjà, avant d’avoir la crème, il faut traire la vache, puis écrémer le lait en le laissant reposer ou en le centrifugeant, c’est là qu’on obtient la crème. Ensuite il faut l’agiter pour inverser la phase et former le beurre. Mais on n’a pas encore terminé : il faut le laver pour le séparer du babeurre, le malaxer pour en faire une pâte homogène, puis, enfin, le mouler pour obtenir cette petite brique de gras. C’est du boulot. Dans la vraie vie, le parallèle, c’est que nous voudrions le talent sans le travail, le succès sans l’acharnement, la célébrité sans les courbettes, l’argent sans le risque, la passion sans l’isolement, la sérénité sans l’expérience, l’expérience sans l’échec. Mais ça ne fonctionne pas ainsi. Pour tout cela, il y a bien plus de phases et de temps que pour la fabrication du beurre.
Après cette démonstration lipidique, on se retrouve incidemment avec cette vieille expression encore plus rance que le beurre invendu : on n’a rien sans rien.

Chambre FKD 13×18 cm
Sténopé 0,3 mm
3 minutes d’exposition
Papier Foma RC
Développement au Caffenol CM appliqué au pinceau