Ça m'est venu sur le tard, la batterie. Petit, je tapais déjà partout avec n'importe quoi à en énerver tout le monde.
Et puis je me suis lancé.
Pour l'instant, il n'y a pas grand chose à voir. Mais il faudra que je fasse une page sur l'histoire des percussions, origines, sonorités etc.
Il y aura aussi des grooves, des rythmes que je trouve intéressants. Et aussi des morceaux entiers, soit décortiqués, soit à étudier.
Aujourd'hui du nouveau :
Alors voilà il m'arrive de bidouiller un peu de musique comme je peux et quand je prends le temps. Le truc que j'ai sorti qui soit le plus
écoutable pour le moment s'appelle :
Comin (format mp3).
(Prière de ne pas rire trop fort)
Bon. C'est un peu compressé avec les pieds d'où le son de casserole.
C'est un peu composé avec les pieds aussi d'où les samples un peu carton pâte, mais au moins ça a le mérite d'exister.
Et toujours :
Comment se fabriquer un instrument : la potée
La leçon d'aujourd'hui est extrèmement simple. Elle consiste à se fabriquer rapidement et à pas cher un instrument de percussion amusant : la potée, encore appelée "udu".
C'est un instrument originaire d'Afrique il me semble. Il donne un peu le son des "tablas" indiennes pour ceux qui connaissent. Pour les autres, les sons de basses sont
très graves et peuvent sonner comme un bruit de goutte d'eau. Les aigus eux, sont très cristallins et secs.
C'est un instrument difficile à classer car il ne produit pas de son avec une membrane comme la plupart des instruments à percussion. C'est en fait la compression brutale
d'un volume d'air qui provoque ces sonorités si particulières.
Voyons déjà comment faire pour s'en fabriquer un :
La première étape est en fait la plus difficile. Elle consiste à se munir d'une bonne paire de chaussure et à parcourir les magasins de déco ou de bricolage pour
trouver un vase qui ait approximativement la forme suivante :
L'important est surtout le col étroit et le "corps" évasé. Ce corps doit de préférence être sphérique mais une forme plus ovale peut convenir. Un fond plat ne devrait
pas poser de problème non plus. Les proportions idéales sont les suivantes :
- Diamètre du corps : 25 à 30 cm
- Hauteur du col : environ 10 cm
- Largeur de l'ouverture du col : 4 à 5 cm
Le matériau du vase n'a que peu d'importance, simplement il faudra creuser un trou dedans, le verre ou le métal sont donc à proscrire (sauf si vous avez le matos adapté). Le plātre, la terre cuite, le bois
ou le plastique pourront parfaitement faire l'affaire. Il faudra aussi prendre garde à ce que les parois ne soient pas trop épaisses, ceci aussi bien pour creuser facilement
le trou que pour des raisons acoustiques.
J'ai dit plus haut qu'il fallait se munir de bonnes chaussures parce que ce genre de vase ne court pas les rues. En général soit le col est trop large, soit le matériau ne
convient pas, soit c'est trop cher, soit autre chose ne va pas.
Les calebasses évidées que l'on trouve dans certains magasins de déco ont la forme idéale, je ne sais pas comment elles peuvent sonner...
Personnellement j'ai trouvé une espèce de vase en plātre avec une forme un peu ovale et étroite mais avec un joli col et un fond plat.
La deuxième étape consiste à massacrer ce pauvre vase. Il faudra renoncer à le remplir d'eau puisque le but est de creuser un trou dans son flanc à peu près comme ceci :
L'endroit exact du trou n'a pas d'importance pour la sonorité. Il peut par contre en avoir pour la facilité d'utilisation. Avant de choisir l'endroit, il faut s'asseoir et
poser le vase sur ses cuisses. L'instrument se joue en tapant avec la paume de la main droite sur le trou pour faire le son grave. La main gauche peut frapper soit le fond,
soit le corps du vase pour créer le son aigu. A vous de trouver le bon emplacement pour un instrument à votre ergonomie. Après il sera difficile de rectifier le tir !
Le trou doit faire entre 4 et 5 cm de diamètre, pas plus, comme l'ouverture du col. Pour le creuser, ça dépendra du matériau dont est fait votre vase. Pour le plātre ou la
terre cuite, les mieux équipés pourront utiliser un outil type ponceuse. Pour les autres il faut gratter à la lime ou au tournevis. Afin d'obtenir un orifice bien circulaire
il est possible d'utiliser des ciseaux que l'on ouvre dans le trou, les côtés externes des lames grattant les bords de l'orifice. Inutile de préciser que les coups de burin
ou de marteau sont à éviter.
Une fois que c'est fait il ne vous reste plus qu'à jouer et à explorer les possibilités de votre instrument. Un coup bref sur le trou donne un son de goutte d'eau.
Un coup en gardant la paume sur le trou donne un son de basse assez ample. Pour les aigus il est possible de frapper un peu n'importe où sur le corps du vase, cela dépendra
de la forme et de l'épaisseur de celui que vous aurez choisi. A vous de trouver les endroits qui sonnent bien. On peut également jouer à obturer plus ou moins la sortie du
col tout en frappant sur le trou, il est ainsi possible de modifier la hauteur du son grave.
Attention les potées n'ont pas un volume sonore très important. En tout cas inférieur aux autres instruments de percussion. Si vous voulez les utiliser sur scène vous vous
rendrez très vite compte qu'une sonorisation est indispensable.
Si vous avez une āme de peintre vous pourrez aussi le décorer pour un aspect plus sympa :
La prochaine fois : comment se fabriquer une batterie "jungle" facilement transportable à partir d'une batterie normale.