Y aurait-il comme un léger décalage ? Comment se fait-il que je prenne autant de plaisir dans des activités telles que : bidouiller de la musique, jouer de la batterie, magouiller du html et du css, faire mumuse Photoshop, dessiner, écrire des textes. Alors que parallèlement je m'angoisse toute la sainte journée dans un boulot qui, certes, m'oblige à me guérir de ma procrastination et de ma timidité maladive, deux tares presque aussi handicapantes qu'une maladie orpheline, mais ne me convient définitivement pas.
Ce qui est dramatique c'est que je ne vois pas comment quitter la place que je me suis faite là dedans. Cela implique beaucoup trop de choix radicaux. J'imagine beaucoup trop d'incompréhensions, de réticenses, d'obstacles insurmontables.
J'ai la chance d'avoir des hobbies "productifs", j'ai tellement peur de ne pas laisser de traces. C'est vrai, tout ce qui est vain : sorties, sport, télé, ne m'attire pas, mais pas du tout.
Je devrais être en mesure de faire un métier de ces activités. Mon problème est que je n'excelle en rien.
Bien sûr mes quelques textes, dessins, musiques, et autres trucs accumulés sur ce site, sont en mesure de faire bonne impression. Mais dans chacun de ces domaines des gens sont cent fois plus doués que moi. Et en plus je les vois galérer pour en vivre.
Touche à tout, expert en rien.

Alors que faire de mes multiples petits savoir-faire ? Un boulot ? Mais quoi ? Bidouilleur de sites musicalo-éditorialo-esthétiques ? Ça ressemble à rien. Tout cela ne me sert qu'à construire mon petit univers. Mais je ne vois vraiment pas comment en vivre. Pourtant si il y a bien une chose qui me ferait plaisir, c'est de ne plus faire que ça.
Si par un hasard des plus extraordinaires, quelqu'un de passage sur ce site voyait un moyen de rémunérer une de mes quelconques activités, qu'il me fasse signe. Je lui en serais éternellement reconnaissant.
Je crois plutôt que je devrais me bouger le cul.
juillet 2004