La voiture est le dernier défouloir.
Message aux agents des renseignements de Sarkozy qui débusquent les potentiels délinquants routiers
pour les mettre en tôle : non, c’est même pas moi. Je conduis tout bien
comme il faut, que du bonus, tous mes points et tout. Là n’est pas le sujet. Ce que je veux dire est tout autre.

Dans la vie de tous les jours, au boulot, chez soi (en appartement), dans la rue, et même dans la nature c’est
impossible de se défouler vraiment. Ce que j’appelle se défouler vraiment c’est hurler comme un malade.
Le risque, évidement, est de passer pour un psychopathe. Même chez soi, c’est un coup à ce que
les voisins appellent la police ou les urgences psychiatriques : "Allez monsieur, il va falloir être gentil et
venir avec nous maintenant". Dans la nature c’est pas mieux : maintenant les vététistes et les
joggeurs sont plus nombreux que les champignons.
Infaisable bien sûr. Alors, à moins de louer un studio de répétition ou de disposer d’une
maison, la seule solution reste la voiture. (Pour ceux qui n’ont pas de bagnole, je suis désolé
j’ai pas la solution.)
En tout cas, après une bonne journée de merde avec son lot de petits chefs, d’urgences à deux
balles, d’agitation inutile, quand ça me bouillonne dans les tripes en rentrant chez moi, je hurle un bon
coup dans ma caisse. Je gueule à m’en bouziller les cordes vocales. Ça me détend. On peut appeler
ça le hurlement primaire (Bigard), ou le "J’T’EMMERDE" (Dany Boon). Il y a plusieurs techniques : on peut dire
quelque chose, insulter quelqu’un, débiter des insultes ou juste gueuler un truc indistinct. Des fois un
rire hystérico-sardonique peut s’avérer pas mal non plus. Toute combinaison est la bien venue.
Attention quand même, il vaut mieux éviter les feux rouges. D’ailleurs un coup que je roulais les
fenêtres ouvertes je crois que j’ai fait peur à une vieille en vélo qui passait par là.
février 2004