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Le château

Le silence visuel de ces dernières semaines s’explique par l’atterrissage en de nouveaux lieux. Plus de place pour plus de confort photographique. Il reste encore un peu de travail d’aménagement, surtout pour la partie “chambre noire”. De nouveaux lieux, mais plutôt anciens, et inspirants : le château.

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm, 3 secondes @ f/4,5
Ambrotype à la gélatine

Under the bridge

Encore et toujours dans la série des perfectionnement des ambrotypes secs à la vitamine C, retour à une émulsion plus simple qui fonctionne mieux. Reste à se pencher sur le révélateur, et sur le moyen d’éviter toutes les petites poussières venant se coller sur l’émulsion au cours du développement et du séchage…
Essais de bascule arrière, intéressant, mais pas forcément aisé pour la lecture de l’image. Difficile à gérer sur une vieille chambre qui n’a pas de mouvements sur le corps avant.

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm, 1/2 seconde @ f/4,5
Ambrotype à la gélatine

La tombe du libre penseur

Toujours dans la série des perfectionnement des ambrotypes secs à la vitamine C.
Cette tombe énigmatique est située à Mâlain, à côté de Dijon : une stèle de 4m de haut qui surplombe un petit mausolée. Elle est entourée d’inscription tout aussi énigmatiques, mais symboliques du courant de la libre pensée.

Je commence à mieux maîtriser ma petite affaire, mais il reste pas mal de perfectionnements sur la partie chimique, et aussi photographique : mettre à profit les possibilités artistiques de l’utilisation des mouvements de la chambre (bascules notamment), prendre le temps de mieux peaufiner les cadrages et les choix de prise de vue. Pour cela, il n’y a pas trente six solutions : de la pratique et des photos, sortir de la chambre noire quoi…

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm, 2 secondes @ f/4,5
Ambrotype à la gélatine


Téléphone d’alarme #3

Toujours dans la série des ambrotypes sur gélatino bromure d’argent.
Depuis quelques jours, je travaille sur un révélateur peu toxique, à base de vitamine C.
Ça marche plutôt pas mal. Encore perfectible pour la brillance. Également des progrès à faire sur l’exposition : elle est difficile à juger car dépendante des UV, et très sensible aux contre-jours.
Fixation à l’hypo fait maison. Il ne me reste plus qu’à travailler une émulsion home made. C’est pour bientôt…

Je me demandais encore l’autre jour ce qui me poussait à passer autant de temps sur ces techniques. Je crois avoir trouvé un des éléments : je trouve que le rendu est plein de poésie. Bien entendu, cela ne dispense pas de soigner le sujet et le cadrage, mais il y a une sensation immédiate de nostalgie, et toujours la joie de sortir un bel objet du bain de fixateur…

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm @ f/4,5
Ambrotype à la gélatine

Portrait ambrotype : le chat

Je remercie le modèle d’être venu s’installer sur le tabouret juste quand j’avais fini de placer l’éclairage.

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm @ f/4,5
2 flashs Elinchrom @ 600J
Ambrotype à la gélatine

Portrait ambrotype : Christophe

Comme sorti de l’obscurité, comme sorti d’une suite de tâtonnements. L’expérience me fait dire qu’il y a une part de chance et que la méthode n’est pas encore acquise, mais en attendant, quel plaisir. Voir la plaque apparaître et l’image positive flotter au dessus du fond noir, avoir enfin un résultat qui me rappelle pourquoi je fais tout cela.
(L’image en plus grand en cliquant dessus)

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm @ f/4,5
2 flashs Elinchrom @ 600J
Ambrotype à la gélatine

Ambrotype #1

Pour celles et ceux qui ne me suivent pas sur les réseaux sociaux, je fais depuis quelques temps des essais d’ambrotypes modernes. Ce sont des photos sur plaque de verre, qui donnent une image positive quand elles sont placées devant un fond noir. C’est un des tout premiers procédés photographiques après le daguerréotype, il date des années 1850. Mon but était de travailler une technique modifiée qui fonctionne à la gélatine, et pas au collodion. Après moult essais, j’ai enfin un résultat qui vaut d’être blogué.

Pourquoi je m’embête avec cette vieille technique ? Sans doute pour ne pas faire comme les autres ; également et surtout pour le rendu organique, contrasté, aléatoire, vivant ; et enfin pour l’objet photographique obtenu. Je me lasse un peu des fichiers numériques égarés sur des disques durs, là il s’agit d’objets, de beaux objets en verre que l’on tient dans la main.

Que dire d’autre ?… Ah, oui : je suis content !

L’image en plus gros ici.

Chambre FKD 13×18 cm
Industar 37 (300 mm) 2 secondes @f/16
Ambrotype sur émulsion de gélatine