Archives de catégorie : tout le reste

Roma

De retour de Rome. Retour assez catastrophique…
Pas mal de retard dans le traitement, le développement, et donc les articles. Je ne suis pas encore bien convaincu que la série romaine soit extraordinaire, mais les triX restent à développer. Plus de mises à jour l’année prochaine, et en attendant, des bouquinistes près de la gare Termini à se mettre sous la dent.
(Canon Powershot)

Polarsun Live

Une petite photo live suite au concert de Polarsun à la Péniche Cancale. Une bonne soirée pour plein de raisons : ça faisait longtemps que je n’avais pas shooté un concert et ça fait du bien, et aussi parce que les poppy people étaient particulièrement en forme et avec un super son !
(JP, Canon 50D – 50mm f/1,8)

PS dont on se fout : la configuration avec deux boitiers montés en 50mm/28mm f/1,8 est vraiment tip top.
PPS dont on se fout : j’inaugure une nouvelle signature manuscrite scannée de ma mimine…

Transition

Une transition s’amorce, le rythme du photo blog risque de diminuer, au profit de photos dans l’esprit de celle-ci. En deux mots : street photography. Le rythme sera plus lent (argentique oblige), mais plus qualitatif,  j’espère.
Plus d’infos quand j’aurais développé les premières pellicules. Stay tuned.
(Canon 50D – 28mm f/1,8)

Belgique

Un voyage en terres belges cet été a été l’occasion d’une belle escapade photographique. Attirés par la perspective de plats paysages, de plages immenses, de bières, de moules, et de Belges, nous avons décidé de partir au nord. Au programme : la Mer du Nord, Bruges, Bruxelles, et des bonus si le timing le permettait.
J’avais longuement tergiversé sur le matériel à emporter, avant de me fixer sur 3 appareils : mon fidèle Canon Powershot avec lequel je fais le photoblog, un Pentax ME chaussé d’un 50mm F/1.4, chargé d’Ilford FP4+ ainsi que d’un filtre gris neutre (l’idée était de faire des photos à F/1,4 avec un arrière plan très flou), et enfin par sécurité mon Canon 350D avec un 28mm F/1,8 (et pas le 50D pour des raisons de poids).

Que dire sur cette escapade ?

La Belgique c’est chouette ! Le dépaysement est bien sûr assez subtil, mais c’était comme de découvrir des voisins sympathiques, proches de nous mais avec cette petite originalité et plein de choses à découvrir. Une densité de choses intéressantes assez remarquable, des gens sympathiques, des villes superbes, une richesse et une vie bouillonnante sans le stress qui peut y être associé en France. Ce n’est sans doute qu’une impression de vacanciers, mais la Belgique nous a donné envie d’y revenir, en hiver, sans les touristes et avec les vrais Belges. Je ne sais pas si les clichés que je vous propose donnent une idée de l’atmosphère. Pas autant que je le voudrais, mais vous jugerez…

[nggallery id=Belgique]

En termes techniques, je dirais qu’on ne se refait pas. J’ai beau avoir emmené 3 appareils, j’ai presque exclusivement utilisé le compact, toujours à 35mm et en panoramique. Je crois qu’après un an et demi à utiliser cet outil, j’ai la focale incrustée dans l’oeil. Je vois en 35mm, je n’arrive même pas à imaginer autre chose. J’ai bien fait quelques clichés avec le Pentax (pas encore développées), mais j’ai à peine touché le reflex numérique, juste pour quelques essais nocturnes ratés. Il en résulte une grande homogénéité d’images. La version positive dirait que ça donne une « patte » un « style ». La version négative, que c’est banal et monotone. Je ne trancherai pas, mais il y a un certain nombre de clichés desquels il se dégage quelque chose, je trouve. Je crois que cette combinaison focale/appareil, typiquement non spectaculaire, typiquement « snapshot » m’oblige à chercher un type d’image. Impossible d’utiliser un effet technique pour rendre n’importe quoi intéressant, il faut chercher une lumière, une atmosphère. C’est parfois frustrant, car il peut se passer un long moment sans prendre de photo valable. Mais j’ai été agréablement surpris en les reprenant sur grand écran de retour de chez les Belges. Voilà donc la galerie.

Dijon, accéléré

Depuis cet été j’ai repris un projet de time lapse un peu plus poussé et ciblé sur Dijon. J’ai investi dans un filtre permettant d’obtenir des poses longues et donc des mouvements fluides même en plein soleil, car j’envisage de montrer des mouvements rapides de personnes ou de véhicules.

La version ci-dessus n’est qu’une petite démonstration en basse définition. Si votre connexion tiens la route, allez voir la version HD en suivant ce lien, et passez en plein écran…

Je prévois de demander à la ville des autorisations pour tourner dans des lieux spécifiques, avec des idées bien précises, des vidéos plus originales que sur cette simple démo et en suivant différents thèmes, ce sera la surprise !

Ah oui, et l’idée est également de demander à des artistes dijonnais pour les musiques associées ! To be continued…

Du live

Petit live impromptu à la Péniche Cancale avec Projet Vertigo. Un groupe de rock électro, aux ambiances cinématiques. Un chanteur/slameur/guitariste, un homme orchestre électronique, un contrebassiste choriste, plus des guests stars, le tout super en place, une très bonne présence scénique, du groove, c’était nickel ! J’avais emmené le 50D, juste au cas où, mais sans vraiment l’intention de m’en servir. Sur le deuxième set, on s’est retrouvés assis tout devant, l’emplacement quasi idéal, mais c’était sans compter avec les pieds de micros, ennemis jurés des photographes. J’ai quand même réussi à prendre celle-ci dont je suis content en visant entre deux pieds. Il s’agit de  l’excellent saxophoniste Aymeric Descharrières venu en guest star sur les derniers morceaux, ça envoyait !

Parlons technique, puisque c’est mon premier essai sérieux avec le 50D en concert. Il semble que 3200 ISO soit la limite haute en sensibilité, avec un phénomène de banding assez marqué dès qu’on corrige une sous exposition. Mais en bossant sur le RAW il y a moyen de s’en sortir à condition de ne pas trop forcer la correction, de surveiller les basses lumières et de jouer sur couches de couleur (d’autant que les éclairages étaient pour le moins saturés !).

Strip#1 : CD Rom


L’EditoPhoto est un peu en pause en ce moment. Je reprendrai à la rentrée. En attendant j’ai eu envie de tenter un petit strip en trois cases. Je ne sais pas encore si j’en ferai d’autres régulièrement, mais l’idée m’a semblé marrante. Ça pourrait me permettre d’illustrer des sujets pour lesquels je ne trouve pas d’idée de photo. Affaire à suivre ?

Non photo

Une de mes photos les plus importantes de ces derniers mois est une photo que je n’ai pas prise. Je la visualise parfaitement, elle est figée dans mon cerveau.
Nous sommes en Belgique, à la sortie de Charleroi, juste après les usines Arcelor Mittal. C’est un point de vue frontal sur une rangée de maisons mitoyennes en briques rouges, des maisons d’ouvriers, étriquées, sans jardins et à même le trottoir. La lumière latérale d’un soleil encore haut rase les briques et souligne leurs infimes volumes. Coincée entre la route et les maisons, abritée du soleil par un parasol jaune et blanc, une famille s’est installée dans des sièges de jardin sur le mince trottoir. C’est l’heure de l’apéritif. Une femme en bleu au centre du groupe attire l’attention par sa stature, dans tous les sens du terme, elle regarde le photographe d’un air de défi. Elle semble dire, « eh quoi ? on n’a pas le droit d’être là ? et toi qui es-tu pour nous dévisager ? »

Cette photo n’existe pas. Je ne sais si la description en donne une bonne idée, mais elle aurait sans aucun doute été une des photos les plus fortes que j’aurais prise au cours de ce voyage, une des plus fortes tout court d’ailleurs. Je ne l’ai pas prise. Je l’ai vue, j’ai vu ce regard de défi, et je n’ai pas pris la photo. Ça aurait été une photo volée, par la fenêtre de la voiture. Ça aurait été comme être au zoo. Je n’ai pas sentit que j’avais le droit de la prendre. Est-ce une erreur ? Qui suis-je pour les dévisager ? Pire, qui suis-je pour les photographier ? Je ne connais rien de leurs vies, je ne fais qu’imaginer leur précarité. Quelle précarité d’ailleurs ? Ils paraissent heureux.

Cette image est nettement imprimée dans ma tête : le rouge des briques, le jaune du parasol, le bleu ciel du T-shirt de la dame, la lumière dure et rasante. Facile d’imaginer la perfection d’une image qu’on n’a pas prise, mais dans ce cas précis tous les éléments étaient là, aussi bien en termes de sujet, de couleurs, de lumière et de composition pour faire une grand image. J’aurais pu en tirer une certaine fierté.
Je me dis que, par exemple, Martin Parr, n’aurait pas hésité à la prendre. Je ne suis pas Martin Parr.

Tout ça pour dire que cette non photo m’a remis en question. Je me suis senti jugé d’avoir jugé ces gens. J’ai réalisé que l’approche change radicalement la réponse, la réaction des gens. Mon propre malaise face à ces situations rejaillit dans ces regards de défis. La vraie façon humaniste de prendre cette photo aurait été de s’arrêter, de discuter, de partager peut être un verre au bord de cette route, et de demander si je pouvais prendre la photo. La version volée par la fenêtre de la voiture aurait été forte, mais m’aurait laissé un arrière goût de mensonge, de manque d’honnêteté, de jugement à l’emporte pièce, de tourisme social.

Il me reste encore beaucoup de travail, et pas du côté de la photo.

Je me contenterai donc de celle-ci, prise à Oostende.

Autoportrait à l’oignon

Chaque format photographique a ses caractéristiques propres, depuis le daguerréotype, en passant par le collodion humide ou le Polaroid. On peut regretter d’avoir perdu le rendu des films argentiques, bien qu’on puisse encore acheter un choix conséquent de films, et que le prix des bons appareils d’occasion soit très accessible. On peut en revanche essayer de s’approprier les caractéristiques du numérique : comme le Polaroid, les compacts numériques ont un rendu spécifique car ils sont imparfait techniquement. Il y a une texture que mon petit compact donne parfois, un effet qui apparait dans certaines conditions et que j’ai essayé de reproduire dans cet autoportrait à l’oignon. Pour le moment je ne parviens à reproduire cet aspect lissé et pictural qu’avec mon compact, avec le reflex, des problèmes de profondeur de champ apparaissent, et l’aspect trop parfait techniquement ne donne pas ce même effet de peinture en clair obscur. J’y travaille encore…