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Enregistrement

Enregistrement de guitares.
Deuxième pellicule développée au café.
Je reprends goût à l’argentique « classique », débarrassé de l’odeur des révélateurs chimiques et de la crainte de leur toxicité. Ce couple Yashica / caffenol sera peut être amené à durer. Dans ce cas je le baptiserai « yashicaffenol ».

Yashica 12 – Ilford HP5+ @1600 iso
Développement au Caffenol CL

Lac de Guéry

Le lac volcanique de Guéry, né de l’obstruction du cours d’un torrent par une coulée de lave.
Une photo, née de la réaction des halogénures d’argent avec les photons, et de la révélation de l’image latente par l’action de l’acide caféique et de l’acide ascorbique en milieu basique.

Yashica 12 – Ilford HP5+ @1600 iso
Développement au Caffenol CL

Lac Pavin

Depuis le temps que je travaille au caffenol, je n’avais jamais développé de pellicule… Jusqu’ici je m’étais contenté de pratiquer le « papier négatif » en grand format. Dernièrement, sur un coup de tête, j’avais tenté des tirages cyanotype d’anciens films 120. Le résultat étant plutôt sympa, j’ai recommandé des pellicules Ilford et ressorti le Yashica 12. Mon premier essai de film caféiné m’a d’abord semblé loupé car sous développé. Après discussion sur un groupe dédié au caffenol, je me suis rendu compte que j’aurais dû développer durant 100 voir 110 minutes, alors que je n’ai fait que 75. Le résultat est beaucoup trop mou pour faire un tirage cyanotype. Je pensais donc ce film complètement inutilisable, mais entre temps j’ai amélioré ma méthode de numérisation, et je vais finalement pouvoir en tirer quelque chose. Voici donc un premier extrait auvergnat depuis les rives du lac Pavin. Presque pas de retouche sur cette image, le contraste fort vient de la sous exposition du film à 1600 iso au lieu de 400 et à ce sous développement accidentel.

Yashica 12 – Ilford HP5+ @1600 iso

Silence

Déroulons la suite de la pellicule exhumée du frigo. L’avantage des reflex bi-objectif, c’est leur silence au déclenchement de part leur obturateur central et l’absence de miroir à relever. Dans l’ambiance studieuse de la salle de lecture de la bibliothèque patrimoniale, personne ne vous entend shooter.

Yashica 12 – Fuji Pro 400H

Faux Polaroid

Petite expérimentation qui risque de me remettre sur la piste du bon vieux noir et blanc de chez Ilford et Kodak. J’ai exhumé des films moyen format d’il y a quelques années pour voir comment ils s’en sortaient en tirage contact au cyanotype. Et bien avec un papier au grain plus fin, un découpage du papier façon Polaroid, ça donne un mini tirage assez sympathique. Je sens que je vais recommander de la HP5 en format 120 et tenter de les développer au caffenol…

Yashica 12 – Ilford HP5+
Tirage cyanotype + virage au café

Le guitariste sans abri

C’était en 2007, je me promenais dans le centre ville avec mon Yashica 12 (un vieux reflex bi-objectif). Alors que je prenais en photo des enfants jouant sur la place de la libération, le guitariste sans abri, alors personnage récurrent des rues dijonnaises, apparu à côté de moi et me demanda – mi provocateur, mi imbibé – de le prendre en photo « avec mon vieux truc ». Décontenancé et fébrile, j’improvisais le cadrage et les réglages – la cellule de l’appareil étant depuis longtemps défectueuse –, je sentais qu’il n’aurait pas une patience sans limite pour me laisser trifouiller les diverses molettes. Après le clic et le tour de manivelle, l’homme me remercia en y ajoutant un signe de tête appuyé et partit comme il était venu.
J’ai attendu impatiemment le développement du film, espérant que je n’avais pas complètement foiré l’exposition et la mise au point (qui a déjà essayé de viser rapidement avec un 6×6 me comprendra). Au vu du résultat je pense que non. Ce portrait me tient particulièrement à cœur. Je crois avoir correctement restitué l’attitude de l’instant, et du personnage de manière générale, aidé par la contre-plongée de la visée ventrale.
Par la suite je l’ai recroisé plusieurs fois, son état n’avait pas l’air de s’améliorer. Je me disais à chaque fois que je devrais lui offrir un tirage de son portrait… mais je ne l’avais bien évidemment jamais sur moi. Cela fait maintenant plusieurs années que je ne l’ai pas revu. J’espère qu’il va bien.

(Yashica 12 – Fuji 160S)