Archives de catégorie : tout le reste

Parallèles

Des arbres, un chemin, ça sonne comme une chanson de Françis Cabrel… mais je ne me lasserai jamais de ce type de sujets. [Insérer interprétation psychanalytique].
Toujours dans le cadre des ambrotypes sur gélatino bromure révélés à la vitamine C, avec en prime un essai de plan de netteté non perpendiculaire.

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm, 8 secondes @ f/4,5
Ambrotype à la gélatine

La porte du diable

Cette étrange porte est perdue au bord d’une petite route dans la campagne des environs de Dijon. Elle tient son nom de la petite sculpture au milieu du linteau. Malgré sa ressemblance, il ne s’agirait pas d’un diable mais d’un blason vandalisé à la révolution.

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm, 8 secondes @ f/4,5
Ambrotype à la gélatine

À côté de ses pompes

J’ai en tête depuis quelques temps cette idée d’une série « à côté de la plaque », en référence bien sûr à la plaque de verre utilisée comme support photographique…
À côté de ses pompes, c’est peut être une façon de commencer.

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm, 60 secondes @ f/4,5
Ambrotype à la gélatine

Under the bridge

Encore et toujours dans la série des perfectionnement des ambrotypes secs à la vitamine C, retour à une émulsion plus simple qui fonctionne mieux. Reste à se pencher sur le révélateur, et sur le moyen d’éviter toutes les petites poussières venant se coller sur l’émulsion au cours du développement et du séchage…
Essais de bascule arrière, intéressant, mais pas forcément aisé pour la lecture de l’image. Difficile à gérer sur une vieille chambre qui n’a pas de mouvements sur le corps avant.

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm, 1/2 seconde @ f/4,5
Ambrotype à la gélatine

La tombe du libre penseur

Toujours dans la série des perfectionnement des ambrotypes secs à la vitamine C.
Cette tombe énigmatique est située à Mâlain, à côté de Dijon : une stèle de 4m de haut qui surplombe un petit mausolée. Elle est entourée d’inscription tout aussi énigmatiques, mais symboliques du courant de la libre pensée.

Je commence à mieux maîtriser ma petite affaire, mais il reste pas mal de perfectionnements sur la partie chimique, et aussi photographique : mettre à profit les possibilités artistiques de l’utilisation des mouvements de la chambre (bascules notamment), prendre le temps de mieux peaufiner les cadrages et les choix de prise de vue. Pour cela, il n’y a pas trente six solutions : de la pratique et des photos, sortir de la chambre noire quoi…

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm, 2 secondes @ f/4,5
Ambrotype à la gélatine

Chucks & Contax

À défaut d’être une photo passionnante, cette image va faire date dans mon petit historique de photochimiste.
Il s’agit de mon premier positif direct sur plaque de verre entièrement réalisé artisanalement, et dont le rendu commence à me satisfaire.
— Émulsion au gélatino bromure d’argent préparée à la maison (précédemment j’achetais une émulsion toute faite de chez Tetenal).
— Étalement manuel et séchage dans une boite inactinique ventilée bricolée cet automne.
— Révélateur positif à la vitamine C formulé maison en combinant des infos trouvées ici et là et adapté pour obtenir un positif (précédemment j’utilisais pour partie du Dektol de chez Kodak).
— Fixateur maison à l’hyposulfite.
Le rendu et l’objet obtenu se rapprochent de ce qu’on appelle un ambrotype : une image positive directe sur plaque de verre. Cette technique date de 1850, elle était initialement réalisée au collodion humide et non pas à la gélatine. Les émulsions à la gélatine n’ont été inventées que vers 1870, et ont été utilisées essentiellement pour la réalisation de négatifs. En faisant quelques recherches, j’ai cru comprendre que des photos positives ont été réalisés sur une base de gélatine aux environs de 1890 et jusqu’au début du XXe. Ces images étaient faites par des photographes de rue sur des plaques de métal (ferrotypes), voir de carton, car moins fragiles. C’était l’ancêtre du photomaton : les gens repartaient avec leur portrait. Malheureusement je n’ai trouvé aucune indication précise de la méthode de révélation utilisée.
Cette image est donc issue d’une méthode semi-anachronique : elle imite une technique de 1850, sur la base d’une technique de 1870 et anecdotiquement utilisée en 1890 sur plaque de métal, avec une technique de révélation issue de recettes modernes reformulées pour utiliser des produits peu toxiques…

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm, 3 secondes @ f/4,5
Ambrotype à la gélatine

Portrait ambrotype : Christophe

Comme sorti de l’obscurité, comme sorti d’une suite de tâtonnements. L’expérience me fait dire qu’il y a une part de chance et que la méthode n’est pas encore acquise, mais en attendant, quel plaisir. Voir la plaque apparaître et l’image positive flotter au dessus du fond noir, avoir enfin un résultat qui me rappelle pourquoi je fais tout cela.
(L’image en plus grand en cliquant dessus)

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm @ f/4,5
2 flashs Elinchrom @ 600J
Ambrotype à la gélatine

Portrait Soluble #7

Après une pause de quelques mois, voici la suite des Portraits Solubles : photos prises chez l’habitant, à la chambre photographique russe, sur papier négatif et développées au café (caffenol).
Merci à Patrick from Axolot.
Je vous conseille son site ainsi que sa chaîne youtube, dédiés aux savoirs étonnants.

Patrick
4 amis en commun
Avignon, juillet 2014

Chambre FKD 13×18 cm
Industar 37 (300 mm) @f/4,5
1 flash Elinchrom 600J
Papier Ilford RC
Développement au Caffenol CM