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Énergie renouvelable

Dans la terre meuble, sous l’inquiétant bourdonnement électrique, là où les lignes haute tension se rejoignent, je mesure l’exposition et me rends compte qu’il faudrait vraiment investir dans un obturateur si je veux mettre en avant les effets de bascule et de décentrement de la photo à la chambre. À f/64 tout est net, quel est l’intérêt ? Il reste celui barbouiller le papier au pinceau une fois de retour… et de retourner sur ebay.

Chambre FKD 13×18 cm
Industar 37 (300 mm) 2 secondes @f/64
Papier Foma RC
Développement au Caffenol CM appliqué au pinceau

Le tronc

Parfois, au milieu des expérimentations, il faut faire une pause et revenir un instant sur les choses qui fonctionnent. Prendre le temps de marcher dans les sous-bois un trépied à la main. Prendre le temps d’installer la chambre, de cadrer calmement. Se concentrer sur la lenteur et le plaisir de manipuler l’appareil. Rentrer, développer l’image, s’imprégner de la lumière rouge et de la naissance de l’image sous le pinceau. Puis finalement se souvenir qu’une technique ne suffit pas à elle seule à faire une photo intéressante.

Chambre FKD 13×18 cm
Industar 37 (300 mm) 5 secondes @f/4,5
Papier Foma RC
Développement au Caffenol CM appliqué au pinceau

Portrait Soluble #7

Après une pause de quelques mois, voici la suite des Portraits Solubles : photos prises chez l’habitant, à la chambre photographique russe, sur papier négatif et développées au café (caffenol).
Merci à Patrick from Axolot.
Je vous conseille son site ainsi que sa chaîne youtube, dédiés aux savoirs étonnants.

Patrick
4 amis en commun
Avignon, juillet 2014

Chambre FKD 13×18 cm
Industar 37 (300 mm) @f/4,5
1 flash Elinchrom 600J
Papier Ilford RC
Développement au Caffenol CM

Psychédélisme gélatinesque

Les mises à jours sur le blog se font rares. Mon activité du moment se rapproche plus de celle d’un petit chimiste que d’un photographe. Une mise en parenthèse de créativité que je justifie par une étape nécessaire de découverte des procédés anciens, et ces derniers jours par une exploration en terrain chimique inconnu. C’est un terrain excitant, mais glissant. Le danger est d’oublier le but de la création d’image, de se cacher derrière la technique. Comme si l’exclusivité de la méthode justifiait à elle seule de prendre en photo une paire de chaussures. Je fréquente trop de groupes et de forums de photographie alternative abreuvés d’images barbantes pour ne pas connaître ce risque. L’élitisme d’un procédé ne répondra jamais à cette question majeure : qu’est-ce que j’ai à raconter ?

Ratage sur plaque de verre
Chambre FKD 13×18 cm
Industar 37 (300 mm) 20 secondes @f/4,5
Ambrotype par chimie domestique

Ambrotype #1

Pour celles et ceux qui ne me suivent pas sur les réseaux sociaux, je fais depuis quelques temps des essais d’ambrotypes modernes. Ce sont des photos sur plaque de verre, qui donnent une image positive quand elles sont placées devant un fond noir. C’est un des tout premiers procédés photographiques après le daguerréotype, il date des années 1850. Mon but était de travailler une technique modifiée qui fonctionne à la gélatine, et pas au collodion. Après moult essais, j’ai enfin un résultat qui vaut d’être blogué.

Pourquoi je m’embête avec cette vieille technique ? Sans doute pour ne pas faire comme les autres ; également et surtout pour le rendu organique, contrasté, aléatoire, vivant ; et enfin pour l’objet photographique obtenu. Je me lasse un peu des fichiers numériques égarés sur des disques durs, là il s’agit d’objets, de beaux objets en verre que l’on tient dans la main.

Que dire d’autre ?… Ah, oui : je suis content !

L’image en plus gros ici.

Chambre FKD 13×18 cm
Industar 37 (300 mm) 2 secondes @f/16
Ambrotype sur émulsion de gélatine

Les botines #1

Je cherche toujours à obtenir un rendu artisanal, manuel – crado mais maîtrisé – celui que j’avais avec mon lot de papier périmé.
C’est assez prometteur.

Chambre FKD 13×18 cm
Industar 37 (300 mm) @f/4,5
Papier Foma RC
Preflash + Développement au Caffenol CM (au pinceau)

Pictorialisme #0

Il y a quelques temps j’écrivais cet article sur la légende personnelle et mon attrait passé pour le dessin, rêve d’enfant ayant glissé vers la photographie. Je m’y interrogeais sur la possibilité de dessiner mes photos. Je n’avais pas pensé à dessiner sur mes photos… C’est en me renseignant sur les méthodes utilisées dans le pictorialisme, ce courant photographique né à la fin du XIXème siècle et prônant l’altération des images pour créer des œuvres d’art (statut que la photo n’avait pas atteint à l’époque), que l’envie (si ce n’est l’idée, vieille de plus d’un siècle) m’est venue. Voici mon premier essai d’altération analogique crayonnée et caffenolisée. Cet image n’a pas été modifiée sous Photoshop si ce n’est pour la numérisation du tirage définitif.

Il y a peut être quelque chose à creuser…

Chambre FKD 13×18 cm
Sténopé 0,3 mm
4 minutes d’exposition
Papier Foma RC
Manipulations analogiques avant tirage