Archives par étiquette : dijon

Vaisseau spacial

La photographie grand format est comme une addiction. On en veut toujours plus, toujours plus grand. Difficile d’expliquer la sensation de voir une image qui a été directement créée en grand format, et non pas agrandie. L’effet est impossible à rendre avec un fichier numérisé. L’image d’un appareil reflex, ou pire d’un téléphone, fait quelques dizaines de millimètres, elle doit être agrandie pour être visionnée. C’est l’inverse pour le grand format. Il faut tenir entre les mains une plaque ou un négatif 18×24 pour (éventuellement) le comprendre. Par exemple, l’image ci-dessus a été réduite pour être visionnée sur un écran. On doit procéder à une réduction numérique…
Je ne sais pas où je vais m’arrêter dans cette course au format. Pour le moment le passage du 13×18 au 18×24 m’amuse suffisamment pour ne pas encore envisager les formats gigantesques.

Appareil sténopé maison 18×24 cm
Sténopé 0,44 mm
30 secondes d’exposition
Papier Ilford RC
Révélateur à la vitamine C

Le palais

Une pause un peu longue due à pas mal de boulot, ainsi qu’à un travail perso qui suit son cours et qui nécessite entre autres la fabrication d’un appareil photographique à sténopé. Cette étape est bientôt finie.
Petit test de la bestiole afin d’alimenter le blog : ça fonctionne.

Appareil sténopé maison 18×24 cm
Sténopé 0,44 mm
1 minute d’exposition
Papier Ilford RC
Développement au Caffenol CM appliqué au pinceau

Transept sud

L’argent du beurre, sans faire le beurre.
On connait tous le dicton : vouloir le beurre et l’argent du beurre, ainsi que ses variantes incluant la crémière. Mais on oublie souvent ce qui précède, à savoir la fabrication du beurre. Vouloir le beurre et l’argent du beurre est une problématique de commerçant. L’ouvrier n’est pas concerné : il a d’abord le beurre à baratter. J’ai l’impression que la plupart du temps, ce n’est pas tant qu’on voudrait le beurre et l’argent du beurre. D’ailleurs, que ferait-on de tout ce beurre ? Il n’y a plus de place dans le frigo, et il faut éviter de manger trop gras, trop salé, trop sucré. Non, on ne voudrait pas les deux : on voudrait juste l’argent du beurre, mais sans avoir à faire le beurre. Le patron de la crèmerie y arrive assez bien. Mais si l’on n’est pas patron, il faut bien mettre la main à la pâte, ou dans la crème pour ce qui nous concerne. Déjà, avant d’avoir la crème, il faut traire la vache, puis écrémer le lait en le laissant reposer ou en le centrifugeant, c’est là qu’on obtient la crème. Ensuite il faut l’agiter pour inverser la phase et former le beurre. Mais on n’a pas encore terminé : il faut le laver pour le séparer du babeurre, le malaxer pour en faire une pâte homogène, puis, enfin, le mouler pour obtenir cette petite brique de gras. C’est du boulot. Dans la vraie vie, le parallèle, c’est que nous voudrions le talent sans le travail, le succès sans l’acharnement, la célébrité sans les courbettes, l’argent sans le risque, la passion sans l’isolement, la sérénité sans l’expérience, l’expérience sans l’échec. Mais ça ne fonctionne pas ainsi. Pour tout cela, il y a bien plus de phases et de temps que pour la fabrication du beurre.
Après cette démonstration lipidique, on se retrouve incidemment avec cette vieille expression encore plus rance que le beurre invendu : on n’a rien sans rien.

Chambre FKD 13×18 cm
Sténopé 0,3 mm
3 minutes d’exposition
Papier Foma RC
Développement au Caffenol CM appliqué au pinceau

Saint Michel

Est-ce le printemps ? Le soleil ? La température ? Retour de la motivation avec une grande escapade à 100 mètres de chez moi. Ces chères cloches qui rythment les heures de mon quotidien. Au passage un petit test d’exposition et son impact sur le contraste : eh bien disons que ça contraste ! Peut être une possibilité d’en obtenir un cyanotype valable. Hâte de tester ça !

Chambre FKD 13×18 cm
Sténopé 0,3 mm
2 minutes d’exposition
Papier Foma RC
Développement au Caffenol CM appliqué au pinceau

31 mars

Ce début d’année a été calme, très calme en publications. Un peu de fatigue, de grippe, d’essais ratés, de cyanotypes, de refonte de mon site pro ainsi que de réflexions de fond sur les projets à venir sont les raisons de ce silence visuel.
Mais voici la fin de la trêve avec une photo d’actualité au sténopé (peut-être un concept à explorer) : le rassemblement place de Libération contre la loi travail.
L’occasion de ressortir l’attirail en bois et ce cher vieux caffenol dont l’odeur commençait à me manquer.

Chambre FKD 13×18 cm
Sténopé 0,3 mm
12 minutes d’exposition
Papier Foma RC
Développement au Caffenol CM appliqué au pinceau

Le château

Le silence visuel de ces dernières semaines s’explique par l’atterrissage en de nouveaux lieux. Plus de place pour plus de confort photographique. Il reste encore un peu de travail d’aménagement, surtout pour la partie « chambre noire ». De nouveaux lieux, mais plutôt anciens, et inspirants : le château.

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm, 3 secondes @ f/4,5
Ambrotype à la gélatine

Under the bridge

Encore et toujours dans la série des perfectionnement des ambrotypes secs à la vitamine C, retour à une émulsion plus simple qui fonctionne mieux. Reste à se pencher sur le révélateur, et sur le moyen d’éviter toutes les petites poussières venant se coller sur l’émulsion au cours du développement et du séchage…
Essais de bascule arrière, intéressant, mais pas forcément aisé pour la lecture de l’image. Difficile à gérer sur une vieille chambre qui n’a pas de mouvements sur le corps avant.

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm, 1/2 seconde @ f/4,5
Ambrotype à la gélatine